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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 12:46

Le Conseil Territorial a engagé une réflexion sur la desserte maritime courant 2013.

 

Le choix avait émergé du schéma de développement stratégique qui préconisait un ferry (en remplacement du Cabestan) pour favoriser notre insertion régionale. Ce choix, nous l'avions également clairement affiché pendant notre campagne électorale de 2012, choix  fortement désapprouvé à l'époque par nos adversaires à la tête desquels Annick GIRARDIN, celle qui prône le développement de l'Archipel par la mer !

 

Nous avons diligenté deux études par un cabinet spécialisé afin d'éclairer le choix des élus de la majorité. Nous ne nous sommes pas limités à une question qui viserait seulement à remplacer le Cabestan, nous avons avec nos consultants travaillé sur le service que nous souhaitions offrir à cet Archipel. Nos consultants ont rencontré tous les acteurs politiques et économiques du territoire. Nous avons pris la peine d'informer les candidats à l'élection législative de nos projets afin de partager un maximum notre vision des choses.

 

La Collectivité a clairement affiché son ambition sur ce sujet, nous n'avons pas avancé dans l'ombre mais bien en expliquant nos choix et les options retenues par la collectivité, ne serait-ce que sur le seul transport de passagers.

 

En avril 2014, j'ai donc rencontré au Ministère de l'Outre-Mer, les services de la Ministre afin de jouer cartes sur table et engager un vrai dialogue entre les deux payeurs actuels de la desserte.

 

Courant 2014, deux réunions ont eu lieu à Paris. Une première avec les services de la Délégation Générale à l'Outre-Mer et une  seconde avec la Ministre Mme George Pau-Langevin.  Il en ressortait un sentiment d'impréparation de l'Etat sur ce sujet et un rendez-vous en demi-teinte où  la seule préoccupation de l'Etat était que tous les acteurs locaux se mettent d'accord, ce qui est évidemment impossible. La Ministre a tout de même convenu de missionner à nouveau Mr FORIN et JOUFFRAY qui avaient déjà fait un rapport sur la desserte en fret internationale en juin 2011. L'objectif de la mission était de vérifier nos hypothèses de travail et de ré-actualiser leur étude qui date de 3 ans.

 

Pour le Conseil Territorial, juillet 2014 était le mois à l'issue duquel nous devions nous positionner sur notre propre dossier (sans considérer l'aspect international en fret). Pour autant, afin de ne pas pénaliser le dialogue avec l'Etat, nous avons différé notre décision afin qu'un dialogue constructif s'engage, en vain. Parallèlement, nous attendions la décision du Conseil d'Etat sur la compétence desserte en fret inter-îles dont l'avis a été rendu fin juillet.

 

Nous sommes en novembre 2014 et il ressort  que l'Etat n'est pas en capacité de se mettre en ordre de marche sur un dossier qui lui coûte fort cher et qui est fortement critiquable. A croire que certains se satisfont du : "ça coûte cher mais on n'entend pas parler de SPM".

 

Nous venons donc de lancer notre appel d'offre pour équiper le territoire de deux ferries, le bugdet estimé est de 30 millions d'euros. La consultation est disponible sur le site de la collectivité.

 

Si l'Etat envisageait de lancer une nouvelle DSP en 2016 et si le port de Fortune était un des ports retenus (comme il l'était avant cette nouvelle DSP), la Collectivité pourrait envisager de  se positionner sur cet appel d'offre. A partir de ce constat, nous ne pouvons plus participer à des discussions qui toucheraient à ce dossier afin de ne pas bénéficier d'informations qui créeraient une distorsion de concurrence.

 

Je regrette profondément le silence  de l'Etat sur cet enjeu, mais est-ce vraiment une surprise ?

 

L'immobilisme ne fait pas partie des gênes politiques d'Archipel Demain.

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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 16:55

Ce midi, interrogée alors qu'elle est actuellement en déplacement avec le Président de la République au Canada, Annick GIRARDIN a indiqué que pour pleinement bénéficier de l'accord de libre échange entre le Canada et l'UE, SPM devrait sans doute modifier son mode de perception de droits de douanes, sous-entendu changer son statut européen. Cette position n'est pas nouvelle de sa part mais elle démontre une vision approximative des enjeux sur ce sujet.

 

J'ai souhaité rappeler les  dangers d’un changement de statut Européen pour "profiter de l’accord de libre échange EUROPE/CANADA".


1. Eu égard notamment au PIB par habitant, l’Archipel est d’ores et déjà "disqualifié" pour bénéficier pleinement des fonds attribués aux RUP. L'aide européenne aurait toutes les chances d'être moindre et moins efficace qu'auctuellement notamment au regard de ce critère d'éligibilité,

2. Le statut de PTOM permet à l’Archipel de conserver son autonomie douanière qui disparaîtrait en devenant RUP, 

3.  Les 17 millions d’euros de recettes douanières actuelles bénéficient aux budgets des Mairies, de la Collectivité et de la CACIMA pour financer leur fonctionnement et leurs investissements ,

 

4.   En devenant une Région Ultra-Périphérique (RUP) les collectivités et la CACIMA devraient abandonner la totalité de leurs recettes douanières sans aucune compensation financière équivalente  ni de l’Etat Français ni de l’Union Européenne !

J'appelle les responsables politiques et économiques locaux à faire preuve de réalisme sur ce sujet plutôt de faire croire à une utopie.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 15:19

Depuis novembre 2012, la Collectivité a lancé les concertations préalables à la conclusion avec l'Etat du contrat de développement censé prendre le relai du précédent dont la durée contractuelle était 2007-2013.

 

Ce dernier a été décrié par l'opposition au premier rang de laquelle Annick GIRARDIN qui réclamait un plan Marshall pour l'Archipel en indiquant que les crédits étaient insuffisants. Etant donné sa position dans le gouvernement,  elle aura tout loisir de soufler cela à l'oreille du Président qui a annoncé sa venue le 23 décembre 2014.

 

Aprés des réunions de travail avec les acteurs, une réunion d'échange en janvier 2014 et des réunions dites d'arbitrage, nous sommes à ce jour encore loin d'adopter le prochain contrat Etat/Collectivité. Pour avoir participé activement au précédent contrat, la forme de la négociation n'a rien à voir et je dois admettre une vraie perte en ligne en énergie et en efficacité.

 

Pourtant en janvier 2014, j'indiquais clairement au Préfet la position de la collectivité et les prochaines étapes nécessaires pour aboutir à une signature en 2014.

 

Pct à Mr le Préfet sur le prochain contrat de projet 06 0 Pct à Mr le Préfet sur le prochain contrat de projet 06 01 2014

 

En juin 2014, lors d'une réunion en Préfecture nous avions la "quasi-maquette" du prochain contrat de projet. Il appartenait à l'Etat de finaliser en inter-ministérielle les crédits ne relevant pas de l'outre-mer. Nous n'avons à ce jour aucun retour concret qui nous permettrait de poursuivre le travail en vue d'une adoption. Pire, l'Etat semble avoir des interrogations notamment sur le maintien de son financement concernant la formation professionnelle alors même que c'est la DCSTEP(Etat) et la Député Annick GIRARDIN qui plaidaient en janvier 2014 pour un maintien de son inscription au contrat de projet afin de sécuriser ce financement.

 

Dans un courrier adressé ce jour, j'ai tenu à alerter le représentant de l'Etat sur cette situation  insatisfaisante.

 

Pct à Préfet sur CEDCT 28 10 2014 Pct à Préfet sur CEDCT 28 10 2014

 

Etant donné le travail qu'il reste à accomplir, sans compter les arbitrages de dernière minute en raison d'une visite présidentielle par exemple, il est illusoire de penser que la Collectivité puisse adopter ce contrat avant fin décembre 2014 sauf à faire les choses dans la précipitation, ce que nous ne ferons pas.

 

 

 

 

 

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:52

 En octobre 2013, j'avais indiqué au Sénateur-Maire que dans le cadre de la clarification de notre champ de compétences, la desserte de l'île aux Marins ne relevait pas du Conseil Territorial.

 

PCT à Mairie SP sur desserte ïle aux marins 25 10 2013 PCT à Mairie SP sur desserte ïle aux marins 25 10 2013

 

A l'inverse la Mairie excluait toute compétence de la commune sur cette desserte.

 

Maire de SP à PCT 16 05 2014 Maire de SP à PCT 16 05 2014

 

Devant ces divergences de vues sur le plan juridique, j'ai décidé de saisir le juge administratif d'autant plus que le Préfet LATRON avait considéré que cette saisine n'était pas utile. Comme je le préssentais le juge adminstratif a considéré que ce cas de saisine n'était pas ouvert au Président de la Collectivité mais au Préfet.

 

 Par courrier en date du 25 juillet 2014, j'ai donc demandé au Préfet LATRON de saisir le Tribunal Administratif sur cette question juridique même si je connaissais sa réticence que je ne m'explique toujours pas.

 

  PCT à Préfet saisine TA desserte Ile aux Marins 25 07 201 PCT à Préfet saisine TA desserte Ile aux Marins 25 07 2014

 

Trois mois après cette demande, devant le silence de l'Etat (qui n'a pas répondu à mon courrier de juillet 2014 ni même en accusant réception... malgré la charte Marianne) et pour permettre la préparation de la saison 2015 dans de bonnes conditions, j'ai alerté à nouveau le représentant de l'Etat afin qu'il saisisse le juge administratif.

 

Par ailleurs, il est indispensable que nous disposions de cette réponse car cela permettra de savoir qui achètera le futur navire ( Mairie ou CT) que l'Etat et la Collectivité vont financer au contrat de projet à venir. Il ne s'agit donc pas d'un simple détail quand il faudra signer le contrat de développement.

 

PCT à Préfet 28 10 2014 desserte de l'île aux marins PCT à Préfet 28 10 2014 seconde demande de saisine du TA sur la desserte de l'île aux marins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 18:24

Je serai demain en mission sur la grande île ce mardi 14 octobre 2014.

 

Cette visite coïncide également avec le démarrage des travaux de la Maison de la Nature et de l'Environnement.

 

Les personnes désireuses de me rencontrer peuvent se rapprocher du Conseil Territorial (antenne de Miquelon-Langlade), nous ferons notre possible pour y donner une suite favorable.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 17:16

Le 16 septembre dernier, j'ai fait part à la Ministre des Outre-Mer d'un certain nombre de réserves quant à la demande formulée par certains élus de l'Archipel  pour un nouveau statut.

 

 

J'avais à ce sujet considéré que cette opération pouvait être potentiellement taxée de bidouillage politique avec une certaine complicité du Gouvernement. Le temps me donne définitivement raison.

 

Alors que j'interpelle la Ministre le 16 septembre 2014 celle-ci me répond le 15 septembre 2014. En d'autres termes, la réponse était déjà prête avant même de recevoir mon courrier. On peut au moins dire qu'elle a adroitement anticipé un courrier dont la teneur n'était pas encore connue au moment de sa réponse ! J'aurai finalement tout vu dans mes mandats...

 

St-Pierre et Miquelon Réponse M.ARTANOMinistre de l'Outre-Mer à PCT 15 septembre 2014


La Ministre qui, il y a encore quelques mois, plaidait pour un consensus sur la desserte maritime a vite changé d'avis sur le statut en reléguant la collectivité au second plan. C'est une première en outre-mer !

 

Victorin LUREL avait  saisi les collectivités de Saint-Barth et de Saint-Martin afin que ces collectivités fassent part d'adaptations souhaitées de leur statut de 2007. Il est donc légitime de se demander pourquoi la Ministre Georges PAU-LANGEVIN n'a-t-elle tout simplement pas pris la peine de connaître le sentiment du principal intéressé (la CT) ? Mme le Minsitre ne s'inscrit donc pas dans la continuité de son prédécesseur.

 

Au final, cela démontre clairement que le gouvernement a d'ores et déjà perdu sa neutralité dans cette affaire et ce d'autant plus que si un juriste du Conseil d'Etat est nommé, sa mission sera définie entre le Ministère de l'Outre-Mer et le Conseil d'Etat. Il s'agira donc d'un sur-mesure pour répondre aux désidératas de certains élus de gauche de l'Archipel.

 

Je regrette profondément cette méthode assez peu républicaine de notre point de vue et peu respectueuse de l'institution.

 

Ce midi le député de l'Archipel disait qu'il n'avait de position arrêté sur le sujet mais il a oublié que sa patronne a signé un courrie demandant de changer de statut...

 

Je vais bien évidemment répondre à la Ministre dans les prochains jours mais la collectivité ne laissera pas l'Etat prendre la main sur cette réflexion même si les autres élus veulent confier les clés de l'Archipel à d'autres.

 

 

Précédents articles sur ce même dossier :

Statut de SPM : vers un "bidouillage" politique ?

Statut de SPM : inquiet, le PS local interpelle les élus

 

 

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 11:54

Il y a une semaine, BPCE IOM (actionnaire de référence de la BDSPM) annonçait son intention de céder la banque locale à la Caisse d'Epargne Provence Alpe Corse. Il s'agit en quelque sorte d'un retour à la situation d'il y a quelques années où la CEPACR (composante Réunion en plus) était propriétaire de la majorité de la Banque des îles et de 49% du Crédit Saint-Pierrais.

 

Le jour de la sortie du communiqué de presse de BPCE IOM, j'ai été reçu par Mr Philippe GARSUAULT, Directeur Général de la BPCE IOM et Président du Conseil d'Administration de la BDSPM.

 

Malgré ses propos rassurants, j'ai tenu à lui faire part à ce stade de mes réserves sur cette opération qui pourrait coûter au territoire.

 

Le "mystère" qui entoure ce projet n'augure rien de rassurant et je pense qu'une attention particulière devrait être rapidement portée sur le fait d'apporter un certain nombre de garanties (si elles existent) aux salariés et aux clients, dont fait partie la Collectivité en tant qu'emprunteur.

 

J'ai sollicité, lors d'un prochain déplacement, de rencontrer Mr Alain LACROIX Président de la CEPAC afin d'avoir un échange sur sa vision et sa stratégie à l'égard de la BDSPM.

 

PCT à BPCE IOM 07 10 2014 PCT à BPCE IOM 07 10 2014

 

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 11:21

Certains élus ont fait le choix d'afficher clairement une volonté de réformer en profondeur le statut de l'Archipel pour aller vers une collectivité unique , j'ai déjà fait part de mon sentiment sur cette démarche à titre personnel.

 

Autant les élus  peuvent avoir tous les débats qu'ils veulent sur ce sujet (encore faut-il accepter que ce débat soit public), autant il appartiendra à la population  de décider si la collectivité unique est un choix pertinent comme celle de Martinique a eu à faire ce choix par référundum en 2010.

 

Par courrier adressé le 22 septembre 2014 aux élus de l'Archipel, la section locale du parti socialiste pose un certain nombre de questions pertinentes sur la situation actuelle et l'intérêt d'engager une réforme du statut :

1. Un nouveau statut est-il garant d'une évolution positive pour l'Archipel ?

2. Une répartition enfin claire des compétences de chacune des collectivités faisant suite à un véritable débat entre vous tous, sans tabou, et un financement inscrit dans la loi organique garantissant une véritable autonomie financière à chaque collectivité ne suffiraient-ils pas à gommer des différents récurrents entre vous ?

3. Le concept de "Collectivité Unique" ne signifie-t-il pas la disparition administrative de Miquelon-Langlade ? Peut-on le vouloir ?

4. Changer de statut parce que les conflits entre élus sont trop fréquents dans nos îles n'est-il pas un aveu d'échec ? 

 

parti socialiste SPM à PCT sur réforme statut craintes 09 Parti Socialiste SPM à PCT sur réforme statut craintes 22 09 2014

 

Voici  quelques éléments pour alimenter le débat reprenant les questions posées par le PS :

  1. Un nouveau statut est-il garant d'une évolution positive pour l'Archipel ?

C'est là toute la question qu'il faut se poser aprés l'initiative prise par certains élus. Ce qui est évident c'est que cela ne sera pas synonyme de plus d'argent pour le territoire, c'est faux de prétendre le contraire.De mon point de vue, cela se fera donc à périmètre financier identique.

 

Certains parlent d'un développement économique nouveau, c'est tout aussi faux et d'ailleurs cela reflète aussi une certaine vision dépassée de ce territoire qu'ont certains élus : ce sont les collecitivités qui font le développement économique ! J'entends encore dire que nous aurons une fiscalité adaptée mais le statut actuel le permet déjà donc qu'est-ce que cela cache en réalité ? N'y-a-t-il finalement que la fiscalité pour attirer de l'activité économique ? "Pas facile" (formule trés à la mode à gauche) pour certains élus socialistes de signer un courrier qui parle de fiscalité adaptée  quand on connaît le véritable massacre fiscal auquel s'est prêté la gauche depuis 2012 et nos parlementaires dans tout cela, ils en pensent quoi et  Annick GIRARDIN qui appartient à cette même mouvance politique en faisant partie du gouvernement Valls N°2.

A l'inverse, parler de services publlics mieux structurés qui rendent de meilleurs services à la population : oui de mon point de vue mais si les choses se faisaient intelligemment nous n'aurions pas à envisager une quelconque modification de statut.

 

2. Une répartition enfin claire des compétences de chacune des collectivités faisant suite à un véritable débat entre vous tous, sans tabou, et un financement inscrit dans la loi organique garantissant une véritable autonomie financière à chaque collectivité ne suffiraient-ils pas à gommer des différents récurrents entre vous ?

Je suis favorable à poursuivre le travail sur les compétences des 3 collectivités et de l'Etat. Le débat auquel fait mention le PS qui concerne en réalité l'autonomie financière des communes. Sachant que les ressources de la collectivité sont essentiellement liées à la fiscalité, comment celles des communes pourraient-elles être sécurisées ? Par l'Etat ? J'en doute. Si on présume le maintien des 3 collectivités, le Conseil Territorial devra-t-il garantir aux mairies des rentrées stables alors que les siennes sont étroitement liées à l'activité économique du territoire ? Est-ce la collectivité qui, au final, supportera tous les risques de fluctuation des recettes pour préserver le budget des Mairies ? Qu'est-ce que cela apportera au territoire au final ?

 

  3. Le concept de "Collectivité Unique" ne signifie-t-il pas la disparition administrative de Miquelon-Langlade ? Peut-on le vouloir ?

OUI, une collectivité unique qui remplace le Conseil Territorial, la Mairie de Saint-Pierre et celle de Miquelon-Langlade, suppose qu'il n'existe qu'une seule entité pour l'ensemble du territoire.

Déjà, lors de l'introduction de la liste unique à deux sections, le droit constitutionnel ne permettait pas de garantir la représentativité de Miquelon. Pour être plus clair, au Conseil Territorial, nous pourrions n'avoir aucun élu Miquelonais à nos côtés mais cette décision politique Archipel Demain l'a refusé car le mouvement a toujours milité pour une représentativité de Miquelon-Langlade.

Par ailleurs, si comme le veulent certains élus, la collectivité unique est une émanation des collecivités existantes, il faudra m'expliquer l'intérêt, si ce n'est politique, d'une telle réforme.

La population de Miquelon-Langlade doit donc être préservée.

 

4. Changer de statut parce que les conflits entre élus sont trop fréquents dans nos îles n'est-il pas un aveu d'échec ? 

Cette raison, qui figure dans le courrier adressé par certains élus du Conseil des Elus, est  incompréhensible et reflète un renoncement des signataires. Cette raison n'aurait jamais du être invoquée car sinon il faut vite que François Hollande passe à la sixième république où tout le monde s'aimera.

En résumé, cela ne fonctionne pas donc il faut changer le statut, c'est un raccourci simpliste.

 

Bien évidemment, je répondrai à titre personnel à ce courrier et suis disposé à ce que SPM 1ère organise un débat télé et/ou radio sur ce dossier.

 

Je suis partisan d'un référundum local sur cette question de collectivité unique. Ensuite, les aspects législatifs et réglementaires seront à la charge de vos élus si vous en décidez ainsi. 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 15:52

Le Député CLAIREAUX avait annoncé la couleur lors d'une de ses récentes interventions. J'en suis resté choqué car il n'a à aucun moment évoqué la situation économique de l'Archipel que certains professionnels décriaient il y a encore peu. Sa position faisait en réalité suite à une démarche "pseudo-collective" entamée début juillet à l'endroit de la Ministre des Outre-Mer pour réviser le statut de l'Archipel.

 

Le 23 juin dernier, était organisée une réunion du Conseil des Elus avec comme objet le statut de l'Archipel (enfin disons le simplement  : seulement celui du Conseil Territorial !). J'ai indiqué à mes collègues qu'à quelques jours de l'élection législative, il eut était préférable de repousser cette réunion et que dans ce cadre j'étais prêt à ouvrir ce débat, je n'ai pas été entendu.

 

  PCT à Mairie Conseil des Elus 20 06 2014 PCT à Mairie Conseil des Elus 20 06 2014

 

Contrairement à ce que le Sénateur-Maire m'annonçait dans son courrier du 19 juin, la réunion ne s'est pas limitée à lancer le débat, bien au contraire, car les élus signataires ont tout simplement demandé à Paris un soutien technique en vue de la révision du statut.

 

Le 04 juillet 2014, à l'exception de Gérard GRIGNON et moi-même, les autres membres du Conseil des Elus interpellaient la Ministre des Outre-Mer pour obtenir un appui aux fins d'étude et de propositions d'évolutions du statut de SPM.

 

Conseil des élus - MOM- Statut -signé Conseil des élus - MOM- Statut -signé 04 07 2014

 

A la lecture du projet, j'ai failli m'étouffer par sa "pauvreté intellectuelle", ses approximations et ses contre-vérités. Ce même 04 juillet, ne sachant pas quand le courrier à la Ministre allait  être adressé, j'ai fait part de mes plus grandes réserves aux élus, qui n'en ont pas tenu compte.

 

Ayant obtenu, le 11 septembre 2014, copie de ce "fameux" courrier, j'ai décidé d'intervenir directement auprès de la Ministre en lançant clairement un avertissement au gouvernement sur ce dossier. 

 

Je ne partage ni la forme ni le fond du courrier adressé qui démontre en réalité que les objectifs poursuivis sont avant tout politiques : l'échec de 2012 devait-il être gommé par une modification du statut voulue par certains adversaires ?

 

Je suis prêt à ouvrir le débat mais le statut de l'Archipel préoccupe sans doute moins les habitants que le coût de la vie, le contrat de développement, le dossier Ferry.....visiblement les priorités ne sont pas les mêmes pour tous.

 

Dans le courrier adressé à la Ministre, j'ai voulu insister sur 4 points :

  1°) Avant de se poser la question d’une évolution statutaire, il convient avant tout de s’interroger sur l’exercice actuel de l’ensemble des compétences des 3 collectivités (Conseil Territorial, Mairie de Saint-Pierre et Mairie de Miquelon-Langlade).

 

2°) La réflexion sur le statut de l’Archipel (incluant donc les 3 collectivités) doit être avant tout LOCALE : je suis opposé à ce qu'un fonctionnaire de Paris vienne faire le travail à notre place, quelles que soient ses qualités d'ailleurs.

 

3°) Une réflexion sur le statut local des 3 collectivités doit s’inscrire dans le débat national actuel.

 

4°) Laisser penser que le modèle économique dépend du statut de l’Archipel est un non-sens

 

PCT à MOM sur demande réforme statut par conseil des élu PCT à MOM sur demande réforme du statut par le conseil des élus 16 09 2014

 

Je ne partage ni la forme ni le fond du courrier  qui démontre en réalité que les objectifs poursuivis sont avant tout politiques : l'échec de 2012 devait-il être gommé par une modification du statut voulu par certains adversaires ? Le statut va-t-il être l'objet d'un bidouillage politique ? Quelle sera la position du Gouvernement ? Et la population dans tout cela ?

 

 

 

 

 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 18:26

Le "discours de politique générale" du Député fraîchement en fonction ne m'aura pas beaucoup impressionné.

 

Interrogé sur ses priorités, Stéphane CLAIREAUX a déclaré qu'il avait deux grandes priorités : le plateau continental (dossier déjà en cours, on en reparlera dans quelques années) et la révision (ou du moins l'étude) du statut de SPM (lapsus presque révélateur).

 

Alors que les professionnels de l'Archipel ont fait part à la collectivité de leurs inquiétudes, je m'attendais à ce que le député prenne à bras le corps ces préocuppations et les porte à Paris, mais RIEN.

 

Il va sans doute présenter le statut comme LA solution ...mais à quoi ? C'est un grand classique, quand on ne sait pas quoi faire, on dit que c'est la faute du statut. C'est une ambition bien administrative que celle-là et qui ne colle pas du tout aux préocupations du moment.

 

J'aurais pensé que notre Député aurait évoqué le contrat de dévelopement NON, le Grand Port NON plus....

 

Il est clair que la position du Conseil des Elus n'est pas unanime sur le sujet, j'y reviendrai dans quelques temps. J'ai déjà fait part de certaines réserves quant à un projet de courrier que certains élus auraient adressé à la Ministre de l'Outre-Mer sur la réforme du statut. Si le courrier adressé est celui que j'ai eu en projet, ça vole plutôt bas en termes de réflexion et tout simplement de démarche.

 

Je n'ai pas encore été destinataire de ce courrier, étant sans doute le seul à ne pas l'avoir signé. Je ne désespère pas car je fais partie de cette instance d'échange au même titre que les autres élus de l'Archipel. Il faudrait d'ailleurs que certains prennent le temps de la réflexion avant de partir bille en tête sur un projet mal bouclé qui n'intéresse pas au premier chef la population...et qui ne changera rien à la situation économique du territoire.

 

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