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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 18:54

Faisant suite à ma récente saisine concernant certains tarifs de téléphonie mobile à Saint-Pierre et Miquelon, le Sénateur-Mairie vient de m'adresser copie de la lettre qu'elle a envoyé au Président de l'ARCEP.


Dans le même temps, elle me fait par de son étonnement. En effet, après recherches, elle m'indique que mes références sont erronnées, que la seule consultation de l'ARCEP date de 2013 alors que j'indiquais une consultation de 2014...bref que je me trompé dans mes références. Au final je pourrai donc être complètement dans le faux.

 

Il n'en est rien et j'ai tenu à rassurer Mme CLAIREAUX :

- la consultation dont je parle dans mon courrier est bien celle réalisée courant septembre 2014 alors que Mme CLAIREAUX est intervenue auprés de l'ARCEP pour connaître les suites de la décision de 2013 (ce qui est différent),

- la citation que j'effectue du document de l'ARCEP est la traduction littérale du texte de 2014, je n'ai donc pas retouché le texte en question,

- l'ARCEP a d'ores et déjà prévu dans son projet de décision (article 14) que la régulation envisagée pour la téléphonie mobile ne serait pas applicable à Saint-Pierre et Miquelon jusqu'en 2017.

 

Mon inquiétude est donc parfaitement légitime.

 

 Ce sujet est technique et les élus doivent se l'approprier. La source du Sénateur-Maire n'était donc pas fiable mais cela est sans conséquence car la voix de l'Archipel s'est exprimée auprés de l'ARCEP.

 

PCT à Sénateur Maire réponse 19 11 2014 PCT à Sénateur Maire réponse 19 11 2014

 

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:26

Cette affirmation est presque une lapalissade pour la plupart d'entre nous mais touche à la question du rôle de l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) à Saint-Pierre et Miquelon en matière de téléphonie.

 

Récemment un consultation publique nationale a été lancée par l'ARCEP pour l'encadrement de certains tarifs de téléphonie en outre-mer concernant les terminaisons d'appel. Sans rentrer dans la technique, la terminaison d'appel est le tarif que paye l'opérateur A à l'opérateur B quand un client de A appelle un client de B. Elle rémunère l'acheminement de l'appel par l'opérateur B sur son réseau.

 

(source ARCEP)

 

Cette situation se rencontre dans l'Archipel dans la mesure où un second opérateur téléphonique a été autorisé à s'implanter par décision de l'ARCEP, il s'agit de GLOBALTEL.

 

Le problème à mes yeux c'est que, pour Saint-Pierre et Miquelon, l'ARCEP ne souhaite pas encadrer ces tarifs et envisage plutôt un échange avec GLOBALTEL et SPM TELECOM, les deux opérateurs présents.


Dans un courrier adressé ce jour au Président de l'ARCEP, je rappelle que les habitants de l'Archipel,  payent au final ces coûts et  que l'ARCEP se doit d'intervenir pour encadrer ces tarifs comme dans le reste de l'outre-mer.

 

Président CT à Président ARCEP 17 11 2014 Président CT à Président ARCEP 17 11 2014

 

Les arguments développés par l'ARCEP pour justifier cette position ne tiennent pas. Ainsi, il est fait référence à nouveau à notre statut européen alors que la collectivité de Saint-Barthélémy a le même statut européen et que l'ARCEP intervient sur ce sujet dans les mêmes conditions que pour les autres territoires d'outre-mer.

 

Si des discussions ont lieu avec les deux opérateurs, la Collectivité sera vigilante afin qu'au final l'ambition affichée par l'ARCEP, pour réduire ces tarifs de terminaison, bénéficie aux habitants de Saint-Pierre et Miquelon.

 

Par ailleurs, si pour le reste de l'outre-mer l'objectif de l'ARCEP pour réguler (et donc les faire baisser) ces tarifs est fixé à fin 2014, quelle sera l'échéance pour Saint-Pierre et Miquelon à défaut pour l'ARCEP d'avoir été suffisamment claire ?

 

Afin que cette action soit portée au plus haut niveau, je suis également intervenu auprès des deux parlementaires locaux afin qu'ils mènent une action auprès de l'ARCEP allant dans le même sens.

 

PCT à Député ARCEP 17 11 2014 PCT à Député ARCEP 17 11 2014

PCT à Sénateur ARCEP 17 11 2014 PCT à Sénateur ARCEP 17 11 2014

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:33

Le mercredi 12 novembre se tenait à Paris l'assemblée générale annuelle (200 participants) de l'association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel (AVICCA). Celle-ci regroupe 259 adhérents soit : 45 Villes, 83 Communautés urbaines ou d’agglomérations, 13 syndicats de communes, 89 structures départementales et 29 régionales, soit plus de 64.000.000 d’habitants. Saint-Pierre et Miquelon est adhérent depuis deux ans.

 

Au-delà du colloque annuel TRIP (territoires et réseaux d'initiative publique), le mercredi matin était dédié à l'élection du Président et le renouvellement des administrateurs (22) pour les trois prochaines années.

 

L'Outre-Mer entre pour la première fois au Conseil d'Administration puisque j'ai été élu administrateur. Yves ROME,  Sénateur et Président du Conseil Général de l'Oise a été reconduit dans ses fonctions.

 

En prévision de cette élection mon ambition affichée, au-delà de porter au niveau national le message des collectivités impliquées dans le développement numérique, est bien de représenter tout l'outre-mer français dans cette instance qui travaille en lien étroit avec les acteurs gouvernementaux et de l'ensemble de la filière. Je tiens  à remercier mes collègues de l'Outre-Mer qui m'ont fait part de leur confiance.

 

Le Conseil d'Administration se réunira le 09 décembre pour élire ses instances internes.

 

L'outre-mer (Réunion, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Pierre et Miquelon) est bien représentée et présente systématiquement aux rendez-vous annuels organisés par l'AVICCA. Si l'équipe administrative de l'AVICCA nous permet systématiquement de nous réunir en marge des rencontres TRIP pour échanger sur les sujets outre-mer,  il me paraissait important que notre message ait une certaine visibilité politique auprès des instances nationales.

 

L'AVICCA sera aux côtés des collectivités lors de la réunion de travail qui se tiendra le vendredi 14 novembre à Bercy sous l'égide du patron de la mission France Trés Haut Débit, Antoine DARODES et son équipe. En effet, l'Etat ayant lancé une étude dédiée à l'outre-mer en matière de développement numérique, la mission THD a souhaité faire un premier point d'avancement.

 

Pour rappel : "... le Commissariat général à l’investissement a confié à la Mission Très Haut Débit, en association étroite avec le Ministère des Outre-mer, le lancement et le suivi d’une étude portant sur la continuité numérique pour les territoires d’outre-mer.

Cette étude a pour premier objectif d’établir un diagnostic précis des problématiques liées à la connectivité des territoires ultramarins, et notamment d’en apprécier les effets sur les offres (limitation de capacité, prix, qualité) proposées aux entreprises et aux particuliers.

Dans une vision prospective, l’étude évaluera l’évolution de l’impact de cette connectivité en fonction de l’augmentation prévisible des débits nécessaires dans les prochaines années dans le contexte singulier de déploiements de réseaux à très haut débit (fixe et mobile) dans ces territoires et de l’évolution des usages.

Sur la base de ces évaluations, l’étude envisagera et analysera des solutions pérennes qui pourraient permettre d’organiser et de soutenir l’investissement public et privé pour garantir l’effectivité d’une offre de capacité adéquate permettant de répondre aux besoins croissants de débit." (Extrait du cahier des charges de l'étude).

 

Le Cabinet Tactis, qui travaille sur le dossier de câble numérique de SPM a été retenu par l'Etat pour mener cette étude. Il connaît donc particulièrement bien notre contexte.

 

Notre Archipel est évidemement concerné par cette étude pour laquelle j'ai milité depuis 2 ans tant les situations ultra-marines diffèrent les unes des autres. Elles doivent donc appeler de la part de l'Etat des réponses adaptées à chaque contexte.

 

Le développement numérique fait partie des priorités gouvernementales et du Conseil Territorial même si localement je suis sans doute le seul élu (avec mon équipe) à vouloir inscrire l'Archipel dans la modernité en affichant une véritable ambition numérique qui sera inscrite au contrat de développement Etat/Collectivité.

 

Le numérique fait partie des facteurs d'attractivité économiques des territoires, ceux qui prétendent le contraire font du conservatisme d'arrière-garde. 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 00:00

Je viens d’être rendu destinataire d’un courrier adressé par l’ODEADOM au Président de l’entreprise EDC, Mr Bruno DETCHEVERRY. Il fait suite à une demande de financement de 464 000€ formulée par l’entreprise pour son programme 2015.


Dans un courrier, pour le moins laconique, du 04 novembre dernier l’ODEADOM annonce à l’entreprise :

         1. Que les programmes aquacoles, tel qu' EDC, ne sont plus gérés par l’ODEADOM mais par le Ministère de l’Environnement,

          2. Que la France a décidé de faire financer ces programmes aquacoles par les seuls  fonds européens,

          3. Qu’il appartient donc à EDC de se retourner vers le Conseil Territorial pour vérifier si l’aquaculture pourra être financée au titre du XIème fond européen de développement (FED).

 

Réponse ODEADOM 04-11-2014 courrier EDC 10-2014 Réponse ODEADOM 04-11-2014 courrier EDC 10-2014


Ce faisant l’Etat réalise un joli tour de passe-passe car il annonce clairement qu’il ne devrait plus y avoir de soutien national sur ces programmes. C’est au final une nouvelle charge financière qu’on tente de faire porter par les collectivités résultant d’un choix politique critiquable car elle ne repose même pas sur des conclusions d’un audit qui aurait été mené sur la filière. Cette "manoeuvre" anticipe d'ailleurs sans doute les nombreuses coupes budgétaires que risquent de subir les ministères dans les mois à venir en raison de la dégradation annoncée de la situation en France.


Cette décision arrivée de manière abrupte en novembre a pris de court EDC qui a immédiatement annoncé au Préfet devoir envisager de prendre des mesures sociales si des assurances n’étaient pas apportées et ce afin de ne pas exposer les dirigeants de la société.


La commission mixte agricole-aquacole qui s’est réunie récemment sous l’égide de l’Etat en préfecture à arrêté les volumes financiers de demandes à faire remonter à l'ODEADOM notamment en termes de recherches et développement portées par l’ARDA. Ma lecture du courrier de l’ODEADOM m'amène à considérer que ces actions, qui viennent en soutien de la filière aquacole, ne seront plus financées par l’ODEADOM et qu'elles sont donc d'ores et déjà caduques.


Ce désengagement est inquiétant, non seulement parce qu'il est brutal, non justifié  par un audit quelconque mais aussi en raison du fait que la collectivité maintien son soutien à la filière aquacole à hauteur de 850 000€ (ce qui est important pour notre budget) dans le cadre d’un marché que nous venons de relancer pour l’ensemencement. 


Dans un courrier adressé ce jour au Préfet, j’ai fait part de mon mécontentement et de mon inquiétude. Je souhaite que Jean-Christophe BOUVIER saisisse sans attendre le Ministère de l’Environnement pour qu’une position claire soit prise a minima pour l’année 2015 tant pour EDC que pour l’ARDA. 

 

Pct à Préfet financements Etat EDC 2015 Pct à Préfet 13 11 2014 : financements Etat pour EDC en 2015  

 

Ce dossier fera partie des sujets que je souhaite évoquer avec le Président Hollande lors de sa prochaine venue. Dans la mesure où il s'est déclaré favorable au développement des activités maritimes localement, je pense qu'il mettra tout en oeuvre pour trouver une issue favorable à cette demande.

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 14:05

Je viens d'être rendu destinataire d'un courrier des agents de douanes de l'Archipel adressé à Annick GIRARDIN dans le cadre d'une mise à disposition d'un agent de la DGFIP locale auprès du service des douanes.

 

Les agents relatent que cette mise à disposition a été imposée, notamment en haut lieu, alors qu'il semble qu'un premier refus avait été adressé à une demande de détachement. Le Député CLAIREAUX et Annick GIRARDIN sont expressément désignés comme étant intervenus dans ce dossier : ces informations méritent d'être vérifiées et je ne doute pas que la presse locale fera son travail d'investigation...

 

Devant un refus de l'administration centrale, visiblement les choses sont montées un peu plus haut car je ne vois pas l'intérêt de mettre la Secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie dans la boucle, elle n'est pas vraiment concernée par le sujet sauf à en avoir été étroitement informée ce que semble révéler le courrier des agents.

 

En tout état de cause, quand il faut aider un agent, il faut le faire intelligemment dans le respect des procédures existantes. Or, en l'occurence, certains viennent de se prendre les pieds dans le tapis lorsqu'on sait qu'un agent des douanes originaire de l'Archipel  actuellement en métropole ne peut pas revenir parce que les effectifs sont au complet !...et aujourd'hui on tente d'imposer visiblement un agent en usant de la mise à disposition.

 

Au final, ce mouvement forcé est fait à mon sens au détriment de la personne concernée qui risque d'arriver dans un contexte hyper-tendu ce qui n'est pas souhaitable et les agents font d'ailleurs savoir qu'ils refusent un agent mis à disposition.

 

Les agents de douanes viennent  de déposer un préavis de grève à compter du 10 novembre. Qui peut les blâmer devant ces méthodes d'un autre temps, si ces interventions étaient avérées ?

 

  Agents des douanes à Annick Girardin 05 novembre 2014 Agents des douanes à Annick Girardin 05 novembre 2014

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 19:23

Face à la situation de blocage à laquelle nous assistons entre la FEA BTP et la CFDT, j'invite la FEA BTP à ne pas retarder l'ouverture de négociations avec les salariés mobilisés depuis lundi.

 

Alors que certains patrons n'ont pas hésité à s'inviter au Conseil Territorial il y a quelques semaines, il est pour le moins surprenant que certains dénoncent les méthodes des salariés syndiqués CFDT qui défendent leur pouvoir d'achat.

 

Il est tout aussi surprenant que la FEA BTP exige une demande officielle de la part de la CFDT . Ce genre d'attitude n'aura pour seule conséquence, de mon point de vue,  que de jeter de l'huile sur le feu dans une situation déjà extrêmement tendue.

 

Alors même que la Collectivité a été mise sous pression par une partie du patronat local il ya quelques semaines, nous avions apporté des réponses concrètes et avons affiché la volonté de poursuivre de manière constructive le dialogue. L'histoire est parfois riche d'enseignements.

 

Il est fondamental que le patronat ne pratique pas la politique de la chaise vide car à l'heure actuelle, ceux-là même qui dénoncent l'utilisation de blog ou de communiqués de presse dans ce dossier refusent l'ouverture de discussions avec les salariés. La permanence des institutions n'a pas la même connotation pour tous (cf. le communiqué indiquant que les vice-présidents de la FEA BTP n'ont pas mandat pour négocier !) .

 

Silence assourdissant de nos élus de gauche sur un dossier à forte connotation sociale : notre député fraîchement élue serait-elle déjà "sans voix" ?

 

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 11:53

Toute la semaine dernière, sous l'impulsion du service des douanes de l'Archipel et de la CNUCED, ont eu lieu des réunions de présentations du logiciel SydoniaWorld dont la Collectivité a fait l'acquisition. Les réunions ont eu lieu avec les élus et les professionnels tant sur Miquelon-Langlade que sur Saint-Pierre. Une présentation a été faite aux élus du Conseil Territorial ce jeudi 26 juin, en l'absence de tout représentant de l'opposition.

 

Les professionnels avaient, dans un premier temps, refusé en bloc le projet de modernisation et de fiabilisation de notre système douanier dans le cadre de la motion déposée le 27 mai dernier. J'avais indiqué que ce projet se poursuivrait et qu'ils seraient associés, formés, donc accompagnés pour cette transition.

 

Il ressort des réunions de la semaine un bilan mitigé (parfois très positif chez certains professionnels) et un fort sentiment d'inquiétude, voire même de rejet. Est-ce pour autant que nous abandonnerons ce projet ? NON

 

Dans un courrier adressé ce vendredi 27 juin, j'ai tenu à apporter les éléments suivants au Président de la CACIMA :

 

1°) Nous avions envisagé une entrée en vigueur au 1er janvier 2015. Avec le glissement du calendrier actuel (ce qui est normal sur un projet de ce type) et la nécessité d'accompagner de manière plus étroite les opérateurs économiques qui le souhaiterontn j'ai pris la décision de repousser au 1er janvier 2016, l'entrée en vigueur du logiciel SYDONIAWORLD.

 

2°) Le Comité de suivi permanent que nous envisagions de créer dès la mise en fonction du dispositif sera activé dès l'automne 2014 afin de créer un espace d'échange technique entre représentants des opérateurs et service des douanes. Le protocole informatique sera achevé cet été et une base test pourra être mise à la disposition des opérateurs sans doute à partir du mois de septembre.

 

3°) Le dispositif de formation sera finalement étalé sur toute l'année 2015 afin de permettre aux acteurs de "se faire la main" sur le nouvel outil et envisager des formations individualisées quand cela sera nécessaire.

 

L'Archipel ne dispose plus de logiciel douanier à même d'éclairer le choix des élus sur des réformes du tarif douanier. Envisager des réformes à l'aveugle comme le souhaitent certains, s'apparente à de la gestion à la petite semaine. C'est pourquoi, il est fondamental que nous nous dotions d'un outil moderne, adopté par 93 autres pays dont un certain nombre de PTOM comme Saint-Pierre et Miquelon. Cet outil sera aussi comptatible avec le projet de grand port porté par le MEDEF local ; sans outil de ce type, ce projet serait voué à l'échec.

 

Le décalage dans le temps de l'entrée en vigueur du dispositif ne nous empêchera pas de mener des réflexions. C'est dans ce sens que j'ai suggéré qu'un groupe de travail douane se crée à la CACIMA et que j'ai consulté celle-ci à la mi-juin pour la mise en place d'un code d'exonérations douanières pour lesquelles il nous faudra mesurer l'impact dans les différents budgets locaux.

 

Il faut compter une année à deux années de pratique d'un tel outil pour avoir des tendances fiables dépendamment du type de produit  importé. Notre intérêt est bien évidemment d'être opérationnels au plus tôt pour utiliser un véritable logiciel douanier qui servira l'ensemble des collectivités et des acteurs du territoire qui, une fois surmontées les craintes actuelles, diposeront avec SydoniaWorld un outil moderne et fonctionnel pour l'économie locale.

 

PCT à CACIMA 27 06 2014 SYDONIAWorld PCT à CACIMA 27 06 2014 SYDONIAWorld

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 17:47

Le 27 mai dernier, des représentants du monde économique adressaient à la Collectivité une motion contenant un certain nombre de revendications.

 

motion-au-CT-du-27-05-2014 motion-au-CT-du-27-05-2014

 

Ce jeudi 12 juin, j'ai adressé aux professionnels une réponse à leur motion. Un certain nombre d'éléments ont été présentés en télévision la semaine dernière lors de mon intervention.

 

Réponse du Conseil Territorial à la motion des profession Réponse du Conseil Territorial à la motion des profession 12 06 2014

 

Ainsi que je l'ai écrit aux responsables concernés, j'ai répondu de manière globale de la même manière qu'ils avaient souhaité que leur motion soit considérée comme un tout indissociable.


Je considère que des relations institutionnelles normalisées doivent prendre place à certains débats stériles et des méthodes peu constructives. 

 

Un envenimement de la situation annulerait en bloc toutes les mesures proposées par la Collectivité, je pense l'avoir dit en télévision de manière très claire.

 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 20:02

La démagogie ne sert à rien. Je suis particulièrement attéré par le dernier communiqué de la FEA BTP qui démontre l'incompréhension (essayons d'être positifs) des représentants professionnels sur un certain nombre de sujets.

 

Je vais donc faire preuve d'un peu de pédagogie à leur intention.

 

La section d'investissement de la collectivité sera en 2014 de 20,2M€.

 

Quelle est la part des crédits déjà inscrits au budget mais pas dépensés fin 2013 ? 5,7M€

 

Quelle est la part de crédits nouveaux 2014 ? 14,5M€

 

Est-ce que des opérations du contrat de développement à venir sont prévues dans ces crédits ? OUI "seulement" pour 900 000€ pour les coquilles Saint-Jacques de EDC, le reste seront pour de nouvelles opérations non encore programmées.

 

La FEA BTP peut-elle raisonnablement dire qu'aucun crédit n'a été inscrit en 2014 ? NON, c'est d'une mauvaise foi affligeante.

 

Est-il exact, comme le prétend la FEA BTP, de dire que les 20M€ de 2014  ne concernent seulement que le hangar sous douane, la gare maritime, la MNE et le résau de chaleur ? C'est entièrement faux, ces 20M€ concernent aussi des investissements en matériels achetés dans le commerce local (ZAMBONI pour la patinoire par exemple).

 

Dans tous ces crédits, est-ce que le réseau de chaleur est concerné ? NON, c'est une opération SODEPAR donc hors du budget du Conseil Territorial. Contrairement à ce que certains pensent, boucler un dossier de plus de 8M€ ne se fait pas en un claquement de doigts !

 

La FEA BTP souhaite une approche différente, les élus aussi : qu'elle fasse passer le message à certains adhérents car comment expliquer que sur le dossier Maison de la Nature et de l'Environnement une entreprise locale répond à 550 000€ alors que sur le même lot une autre entreprise locale répond à 900 000€ ?

 

Non, nous n'avons pas de planche à billets à la Collectivité et le secteur BTP n'est pas le seul secteur que nous aidons, il en faut pour tout le commerce local.

 

En termes de lisibilité, tout le monde sait que le BTP n'embauche jamais avant les congés de mai. Nous avions fait le test en 2013 en attribuant 900 000€ de travaux d'électrification en période hivernale...et pourtant.

 

La Collectivité fait étrangement l'objet d'attaques incéssantes mais qu'en est-il du reste de la commande publique sur  laquelle la FEA BTP est....silencieuse ?

 

J'ai proposé de créer un collectif pour monter à Paris, profiter d'avoir une secrétaire d'Etat locale au gouvernement, afin d'obtenir un financement exceptionnel pour le bitumage, l'eau et l'assainissement  et/ou le barrage de la Vigie : je ne sens pas un enthousiasme débordant sur cette proposition, pourquoi ?

 

Quand je disais qu'il fallait échanger sur des données EXACTES, je pense que la FEA BTP comprendra ce que je veux dire.

 

Si nous ne trouvons pas les crédits nécessaires pour satisfaire tout le monde et s'il faut au BTP tous les ans plus de 20M€ d'investissement (le Pdt de la FEA BTP avait indiqué lors de la réunion de la semaine dernière 30M€ par an je crois), alors il nous faudra sans doute fabriquer une monnaie locale, frappée par la collectivité...car je n'ai pas de recette miracle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 14:18

 Le 14 mai dernier, le Président de la FEA BTP adressait aux donneurs d'ordre public un courrier concernant en premier lieu le dossier dit des travailleurs roumains et en second lieu celui de la préservation des entreprises locales.

 

La FEA BTP indique notamment que les acteurs locaux patronaux et salariaux exigeront « qu’à l’avenir toutes les entreprises extérieures qui seraient adjudicataires de marchés publics consultent en amont les entreprises locales pour connaître leur capacité à réaliser les travaux sur le territoire ».

 

Dans un courrier adressé ce jour, j'ai tenu à faire part de mon profond mécontentement sur la manière dont ce dossier a été géré par le groupement DCNS. En réunion avec le comité de Direction de EDF SEI la semaine dernière, j'ai également attiré l'attention du donneur d'ordre sur cette question.  

 

Par ailleurs, j'ai souhaité répondre sur l'exigence formulée par la FEA BTP en rappelant que, les donneurs d'ordre public qui exigeraient que des entreprises locales soient systématiquement consultées par des entreprises extérieures titulaires de marchés publics, s'exposeraient, au regard du droit actuel, à des poursuites pénales pour violation du code des marchés publics. Pour les  élus du Conseil Territorial, cela n'est pas envisageable.

 

Pct à Pdt de la FEA BTP 20 05 2014 Pct à Pdt de la FEA BTP 20 mai 2014

 

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